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 Saga III : L'ère du chaos

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•Lieur des mondes•
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MessageSujet: Saga III : L'ère du chaos   Mar 15 Mai - 23:29

Nulle cloche ne retentit, nuls cors ne perça le silence tandis que ce jour de guerre signerait la fin d'un peuple. Le vent souffla, faisant danser les bannières hautement levées, comme saluant ce dernier jour de conflit avec le chaos ancestral, création de Slâneesh plus de trois ans avant de jour ancestral. Tandis que dans la plaine des écho bordant Adim Balauria, Belääm, le visage dissimulé de moitié par le tissu de sa coiffe et marchant au coté de son cheval dont les pas se mêlaient aux cliquetis des dagues de l'assassin ayant quitté Elemmïre, sa reine et aimée ainsi que leurs enfants; Ses pas le menant nul part tandis que son regard jugeait l'horizon, le pas fort et le buste en avant, celui-ci semblant faire un pied de nez au destin qu'il venait de défier une fois encore. De l'autre coté des vallées meurtries d'Adan'Krite, le soleil se levant lentement annonçait une nouvelle bataille dont le but unique était de protéger les capitales, villes et villages; Songeant que la capitale Celtar n'était nullement réellement en cause, quelques courageux eurent le cran de se dresser contre les ordres de leur faction pour défendre leur capitale quelque pouvait en être le prix a payer.

Dans le ciel, les dragons sacrés volaient ensembles autour des capitales, laissant leurs ombres gigantesques recouvrir sur leur passage les habitants apeurés dont la plupart cherchaient encore a trouver activité afin d'oublier la menace pesant sur leurs têtes; D'autres dragons sacrés gardant leur forme humanoïdes afin de rester au sol et aider tant qu'il était possible, malgré le passé tumultueux où ils furent exilés. Alors que les défenses se faisaient encore plus fortes devant les portes, une troupe de Celtar et de Hauts Elfes guêtèrent d'éventuelles attaques des démons aux portes principales d'Elemmire.

Dans son palais, la reine souffrait encore de son mal, rongée par la peine et par un mal étrange auquel nul n'avait pût donner de nom. Le corps moite, le front brûlant, la reine Celtar souffrait, enfermée dans un combat étrange face a l'esprit maudit des Zöra tourmentant la facette de lumière de son être. Sur sa poitrine, la rune sombre semblant s'élargir d'avantage encore et assombrir chacune des veines présentes dans sa peau; Niawen se perdait, telle étant le destin et la malédiction du sang Lluviel. Sous les yeux d'une suivante tentant de lui éponger le front d'un linge trempé et le regard serein du grand mage de la tour de cristal tenant le poignet fin de la souveraine entre ses mains. D'un soupir il fit signe a la servante de quitter les lieux, levant les yeux vers l'extérieure, l'air grave il murmura.

"J'ai bien peur que la guerre fasse bien d'avantages de dégâts cette fois...Telle est la prophétie que nous avons ignorés"

Le grand mage se mit a espérer que le destin ne serait pas celui annoncé par l'esprit fou du champ des écho, plus de cent ans avant cette date; Il se mit même a prier la déesse mère de ramener le déchu auprès de la reine, avant de retenter d’apaiser les souffrances intérieures de la reine.

Le temps sembla s'arrêter, ou tourner au ralentit; Les heures passants sans donner trace des armées infernales. Tandis que les armées humaines guêtait une venue de front de la part des infernaux, les elfes sylvains vinrent en aide aux hauts elfes, dont les mages les plus puissants maintenaient un bouclier protecteur sur la capitale neutre. Non loin de là, aux portes principales de la capitale Celtar; Le capitaine de la légion du Lys d'argent: Nanthys Al'deriel se tenait assit devant le feu de camp, parmi les survivants et les aidants du siège alors que les mains délicates et fine d'une adolescente Celtar changeait le bandage de fortune recouvrant l'oeil perdu lors de la deuxième vague des armées infernales. Blessés de part et d'autres, le visage marqué de sang séché, les cheveux salit par les batailles et les assauts répétés des ennemis, son armure jadis étincelante portant de lourds dégâts; Le silence pesant sur le campement fortifié composé d'une vingtaine d'hommes, dont quelques uns n'étant même pas de réels soldats, tous présents malgré la douleur, les membres perdus et la fatigue se tenant présent face au désespoir mais faisant face afin d'éviter a leur reine et leur citée de périr sous les assauts.

Le chevalier fit un signe a un jeune enfant, frêle et portant déjà une arme, tenant tête a la fatalité. L'enfant s'approcha de Nanthys qui lui tendit un morceau de papier, souriant légèrement et dissimulant la moindre grimace.

"Prend mon cheval et chevauche vers le camp fortifié des humains, donne ce message a l'un de leurs officiers et dit leur qu'il est urgent d'y répondre favorablement. Va et surtout fait attention a toi"

L'enfant hocha la tête avec un grand sourire, tandis que le chevalier lui tendit l'écusson d'honneur des gardiens du Lys d'argent et partit en courant avant d'enfourcher la grande monture blanche et partir sous le regard attendrit de celui qui savait qu'au retour du jeune enfant, le combat serait définitivement terminé. Son regard argent se leva vers le ciel, ce fût la première fois depuis le début du siège que Nanthys sentait la fin arriver, sa fin; Contemplant le ciel rougit par les armées infernales, cachant le ciel changeant qui jadis témoignait de l'humeur et l'état de la reine, le chevalier soupira et sourit tristement a l'ironie et a cette sensation qu'il ne verrai jamais plus le ciel radieux dans lequel baignait le sourire et l'humeur joyeuse de la souveraine qu'il s'était juré de défendre avec ses compagnons, quel qu’en était le prix a payer.

Dans la plaine des écho, Belääm finit par tomber a genou; L'air presque manquant de cette plaine maudite lui coupant les jambes. Le métisse gronda en tenant de se relever mais en vain; Quelque chose lui serrant la poitrine, cette sensation qu'il avait déjà ressentie était encore plus forte que ses précédentes et cela enragea le maudit qui grogna tel un loup cherchant a ne pas sombrer a ses pires instincts face a la fin. C'est a cet instant qu'un ricanement bien connut se fit entendre dans toute la plaine, et cette voix venue d'outre tombe s'adressa a lui tout en ricanant.

"Tu n'es pas a ta place ici Belääm, ne t'avais-je pas prédit que tu ne pouvais aller contre ton destin?"

L'assassin leva les poings et frappa le sol dans un grognement de colère tandis que la rune de lien lui comprimait la poitrine. Il savait ce que cela signifiait, mais rester auprès de sa reine semblait la rendre encore plus mal que lorsqu'il devait en être éloigné, tout du moins c'est ce qu'il croyait d'après les dires d'un oracle étrange rencontré au sein de la capitale Celtar, alors qu'il tenait encore sa dernière née dans les bras. D'une voix rauque et d'un ton rageur, Belääm hurla en réponse a la voix du fou qui avait jadis prédit la fin d'Anaïre.

"Je n'écouterai plus tes divagations! Il faut que je reste éloigné d'elle et de ma famille pour les sauvegarder de ma malédiction et de Slânnesh! N'es-tu pas encore moins malins que je ne l'ai toujours pensé vieux fou?"

Le ricanement se fit a nouveau mais plus pressant et proche, comme s'il tournait autour de l'assassin rageant encore d'avantage; Puis ils s'arrêtèrent et une ombre se matérialisa sous les yeux du métisse. Il n'avait pas changé, toujours la peau flétrie et sombre, le visage maigres et les mains sales tenant son bâton. Le sage pointa du doigt le coeur de l'assassin et déchira le tissu qui recouvrait son torse avant de toucher la rune de son coeur de son ongle crasseux.

"La rune de lien semble te dire le contraire assassin, tout comme elle t'a sans aucun doute prévenue que les dire de cet oracle était totalement faux. N'as-tu réellement rien comprit a ma prophétie?"

Lorsque l'ongle de l'ermite toucha la rune, le métisse se tendit et hurla de douleur, sa poitrine semblant brûler et son coeur se déchirer. Dans la continuité de son hurlement, l'assassin dévisagea le vieux sage en serrant les dents de colère.

"Tu as dis que cette fois serai la fin de toutes choses, que les terres pâtiraient de cette guerre! Tu sais que je ne peux rien contre ce fourbe, ma malédiction m'en empêche totalement, si j'étais resté, il aurait put s'en prendre a ma famille ou me pousser a le faire. Ne comprends-tu rien espèce de vieux fou?!"

L'oracle de la plaine retira lentement sa main de la peau de l'assassin et secoua la tête légèrement, faisant voltiger sa capuche et les mèches de cheveux sales qui couronnaient son visage anguleux. Son sourire édenté apparaissant alors, l'ermite tendit la main vers le maudit.

"Ce n'est pas contre Slâneesh que tu devras te battre pour sauver ce qui peut l'être encore, mais contre l'une de ses entités. Le général des barbares infernaux, revenu du monde des morts grâce a ce démon. Je ne peux te dire d'avantage, mais si tu ne me fais pas confiance, mais lorsque ta colère s'amenuise et que tes yeux se ferment au monde, ne ressent tu pas une part de la douleur de ta reine? Si ta confiance en moi est inexistante, fait confiance a la rune de ton coeur. Alors maintenant, il me faut te laisser; Les dragons volent par là bas, leur aide te sera probablement précieuse. Va, Arzhuls, et ne t'arrête pas! Le destin que tu fuis est là bas, alors galope avant qu'il ne soit réellement trop tard!"

La pesanteur coupant les jambes de Belääm disparut tout comme l'ermite, ne restant que son rire flotter dans l'air. L'assassin grogna a nouveau et se leva pour enfourcher sa monture et partir a bride abattue vers Elemmire, regardant le ciel dans l'espoir de voir un dragon. C'est ce qui arriva a plusieurs mètres de son points de départ, le reptile gigantesque couleur sombre descendit et se posa au sol pour prendre sa forme humanoïde. La chance semblant sourire a cet instant précis, puisque ce dragon n'était autre que le dragon sage de brume, il observa Belääm qui freina son cheval juste a ses cotés.

"Que me veux-tu assassin? Je sais que ton sang est aussi noir que ton âme, mais tes yeux et ton coeur semblent hurler a l'aide. Alors parle"

Belääm reprit son souffle un très court instant, lui qui n'avait jamais rencontré de dragons, car en son jeune temps ceux-ci avaient déjà disparus de la surface du monde et des ciels d'Anaïre. Bien qu'il avait lut en lui en un éclair, il avait sembler sentir quelque chose qui traversa a peine l'esprit torturé et occupé du métisse.

"Ce ne sont pas toutes les capitales qui doivent tomber en même temps, c'est Elemmire qui tombera la première et non les autres, choix stratégique de Slâneesh. Vous qui savez voler, aller prêter main forte aux anciens, il ne faut pas que la bataille prenne le pas sur eux"

Le dragon hocha la tête lentement en signe d'acceptation.

"Je dois avouer que votre manière de parler ne me plait guère, mais votre courage et votre force, tout comme ce que je sens au plus profond de votre coeur. Partez devant, je m'occupe du reste."

Alors que le dragon ancestral reprit sa forme initiale et que l'assassin talonna en direction d'Elemmire, porter par l'espoir d'arriver a temps, le jeune enfant envoyé par le chevalier Nanthys arriva au campement fortifié humains, où la manière dont la majorité des troupes tenait encore fermement debout et que les dégats semblèrent moindres a coté du campement militaire d'Elemmire, l'enfant descendit du cheval de son envoyeur, cheval portant l'harnachement des gardiens du Lys d'Argent et qui attira l'oeil d'un officier qui marcha vers le jeune Celtar.

"Le chevalier Al'deriel m'envoi vous remettre ceci, et demande a ce que ce message soit prit au sérieux et ai réponse au plus vite."

L'officier se frotta le visage garnit d'une barbe épaisse, lisant le message avant de le replier et se tourner vers le jeune homme.

"Bien, nous nous en occupons tout de suite. Va donc faire boire la monture de ton chevalier d'argent, je vais envoyer des troupes"

L'enfant hocha la tête, crédule bien qu'il ai toujours fallut se méfier des humains comme il était enseigner dans les écrits des guerres et combats passés; Il prit la monture par la bride et l'emmena, tandis qu'à cet instant l'un des mages de bataille du roi Siegfried s'approcha du militaire pour lui murmurer.

"Vous allez réellement envoyer vos hommes a l'abattoir pour aider ses créatures? Pensez-vous réellement qu'ils en ont besoins? Probablement un subterfuge pour faiblir les forces humaines et laisser les armées infernales faire ce qu'ils n'ont jamais réussit a faire?"

L'officier sourit et ricana même avant de secouer la tête et croiser les bras, déclarant fièrement au mage posté a son coté droit.

"Pensez-vous, pour moi des êtres qui nous ressemblent, qui vieillissent a peine pour ne pas dire pas du tout, qui ne connaissent pas la mort et qui en plus sont soit disant, mêlé a l'énergie magique; Ils ne sont en aucun cas fiable, et puis pourquoi avoir besoin d'aide puisqu'ils sont immortels? La blague. En passant, ne faite rien a l'enfant mais, je crois que cette monture m'irait très bien vous ne croyez pas?"

Le mage sourit d'avantage, le regard dissimulé par sa capuche; Se retournant pour partir, ne prenant même pas la peine de répondre a l'officier qui déjà, était en train de rêvasser a la monture que l'enfant avait amenée, et riant avec fierté de son refus d'envoyer de l'aide aux Celtars, devant faire face a de grandes difficultés.

Au palais d'Elemmire, la reine s'était enfin apaisée au grand soulagement de la même servante, revenue l'éponger. En souriant, et pleine de confiance, celle-ci regarda le grand oracle qui de son coté, semblait pensif et gardait un air grave marqué sur le visage.

"Notre reine va s'en sortir, elle va s'éveiller et elle sauvera notre citée comme elle l'a fait lors de la dernière guerre. J'ai confiance."

Sous les paroles digne de la jeunesse de la servante, le grand oracle sourit et prit un visage emplit de compassion et d'espoir; Un masque qu'il avait décidé lui même de porter, ne souhaitant aucunement briser les espoirs de cette jeune femme, mais pourtant au fond de lui, le mage savait que la vérité et le dénouement serait tout autre.

Au campement des armées infernales, le général noir sortit de sa tente; Un signe de tête a ses armées tandis qu'il monta sur son cheval, brandissant son épée et hurlant avant d'entamer son discours.

"Chers amis, notre maître et créateur nous a ordonné de détruire la capitale des anciens. Leur reine, cette intrigante combat en suivant son propre destin mais ce destin vous le savez est aussi celui de la capitale. Les autres armées de l'Union sont encore occuper face a nos petites attaques, affaiblissons ce monde en brisant le lien le plus fort maintenant l'équilibre de leurs misérables existences. Ce soir, nos chiens dévoreront les cadavres encore chauds et l'énergie des Celtars, tandis que je vous ramènerai la tête de leur reine au bout de mon épée et que Slâneesh ai enfin assez d'énergie pour recouvrer la totalité de son pouvoirs"

Un grand hurlement retentit a la fin de ce monologue et les troupes infernales se mirent en marche sous le ciel écarlate. Tandis que de leur coté, les combattants et protecteurs de la citée se préparèrent a l'assaut, ne voyant arriver les forces humaines, le chevalier Al'deriel sentit le désespoir lui grimper a la gorge tandis qu'il se préparait a motiver les troupes.

"Soldats, protecteurs de la capitale des anciens, voici arrivée la dernière vague, l'ultime attaque. Nous ne sommes pas nombreux, mais notre coeur bat pour notre reine, et je sais que même dans sa torpeur, elle est avec nous, en chacun de nous et que sa force nous donnera encore d'avantage de courage pour sauver ce monde des griffes de ces êtres. Je ne vous mentirai pas, nous ne seront certainement pas tous debout, beaucoup ne verront plus le ciel de notre belle citée les éblouir, mais malgré tout n'oubliez pas que dans le temps retentiront vos noms et votre courage"

Suite a ce discours, même les plus mal en point se mirent debout, certains n'ayant plus qu'une jambe valide et se tenant sur leur épée; D'autres dont le corps affaiblit et sale ne tenant presque plus debout prirent leurs armes. Le chevalier du lys d'argent sourit et fit un signe de la tête avant d'avancer au front, suivit par les soldats et autres combattant corps a corps tandis que les quelques mages et soigneurs, accompagnés d'une poignée d'archers restèrent a l'écart. Tous mené par une seul et même force, l'amour de leur citée; Tous animés par le courage. Et tandis que les armées marchèrent l'unes vers l'autres, galopant a toute allure, Belääm approcha de la vallée bordant Elemmire, le dragon brume ayant disparut pour voler cette fois au dessus de la capitale où la reine fit a nouveau prise de spasme, avant de s'affaiblir bien d'avantage.

Le combat prit part, et dès le départ beaucoup des quelques protecteurs encore présents tombèrent; Blessés par les fantassins infernaux, ou agresser par leurs chiens. Debout, au coeur de la mêlée, le temps ne fût plus a songer; Le cheval Al'deriel, affaiblit lui aussi et déjà fort blessé se tenait debout et combattait avec conviction. Lui qui avait vu bon nombre de ses compagnons d'armes tomber lors des grandes batailles, ils étaient a présent les écho pour lesquels il tenait son épée et portait des coups a l'ennemi, espérant malgré tout que la reine s'éveille, et envoyant toutes ses pensées a celle-ci.

Dans la mêlée, bon nombre de forces infernales passèrent et attaquèrent les portes, tuant les mages, soigneurs et archers avant de s'attaquer a la grande porte ivoire derrière lesquelles les habitants paniquaient comme d'autre tentaient de fortifier les portes. Le grand oracle se leva de son siège et descendit de la tour où se trouvait la reine, afin de prêter main forte aux mages tentant de renforcer avec l'aide d'un bouclier les portes recevant des chocs de plus en plus fort a l'extérieure. Toute l'agitation attirant l'attention sur les portes, nuls ne virent, ou bien trop tard, les humanoïdes entrant par les murailles pour se mettre a tuer dans un véritable carnages les habitants de la capitale tombant les uns après les autres. Cette nouvelle attaque internet prit de court les mages tenant la défense et le bouclier de la grande porte qui furent blessés ou encore tués. L'assaut est a présent bel et bien lancé, et la vie des Celtars s'écoule tout comme leur sang coulant des plaies causées par les assaillants.

Alors que la situation penchait réellement en la faveur des armées de Slâneesh dont le général entamait la montée des marches vers le palais royal où se trouvait la reine, le dragon ancestral arriva et se mit a prêter main forte en tentant de ne blesser aucun citoyen plus qu'il ne pouvait être possible de les éviter dans cet assaut ayant cette fois gagné toute la capitale. Enfants, femmes, hommes, tous étaient tués les uns après les autres dans leurs propres demeures. Et sous les hurlements de terreurs, les grognements des chiens infernaux et les autres bruits montant de la grande mêlée, le général gravit les marches et entama la route vers la grande salle du trône. Tandis qu'au palais, la reine ouvrit les yeux; Le regard vide, la rune sombre recouvrant son coeur ayant reprit sa taille originelle a l'approche de Belääm qui de son coté, traversa la mêlée pour entrer dans le palais, dagues a chaque mains.

Vêtue d'une robe simple noire et d'un corset blanc, la reine avança vers son trône, se tenant au mur avec difficulté; Guidée par une force mystérieuse ayant rapport avec l'esprit noir qui avait prit possession de son âme et faisant partie d'elle même, Niawen gagna la salle et fit face au général. Celui-ci ricana en sortant l'épée de son fourreau lentement, le regard sadique et moqueur rivé sur la souveraine.

"Votre majestée, permettez moi de ne pas vous faire la courbette comme l'ont toujours fait vos petits larbins. Permettez moi de vous faire un compliment avant de trancher votre coup délicat et vous arracher les yeux pour les mener a ce cher Slâneesh qui me récompensera grassement pour votre mort. Mais, assez de bavardages inutiles, sachez juste que la fatigue de vous êtes battue contre un esprit malsain vous va très bien, j'en suis même étonné de vous voir debout"

A cet instant, alors que la reine se retint a nouveau au mur en se tenant la poitrine de l'autre main, la voix de Belääm retentit dans un hurlement alors qu'il bondit sur le général avant de se retrouver aux cotés de sa souveraine. Celle-ci tendit la main vers lui avant de perdre connaissance et tomber lourdement au sol, face au général ricanant en fixant d'un regard hautain le métisse qui lui rendit son regard de manière noire. Il n'y eut alors ni déclarations, ni d'autres mots; Les deux combattants s’élancèrent l'un vers l'autre en hurlant, la force brute et guerrière faisant face a la rapidité et l'agilité de l’assassin. Et malgré cette force qu'était l'amour de sa reine et sa rage de combattre, Belääm se retrouva au sol, a genou au centre de la pièce ayant déjà subit bien des dégâts de leur duel; Le maudit glissa le revers de sa main sur son menton pour y essuyer le sang qui coulait de sa bouche tandis que le général du démon approcha d'un pas lourd et fière, s'arrêtant a coté de lui et ricanant.

"C'est fort bien que tu sois là Belääm, Slâneesh me récompensera pour ta reine mais aussi pour t'avoir ramené devant lui"

Lorsqu'il eut déclaré cela, le guerrier donna un coup de pieds puissant dans les côtes de l'assassin, avant de le ramasser et le jeter avec force contre l'un des murs déjà fortement affaiblit dont quelques gravats tombèrent sur le corps du métisse. Alors que le général savourait déjà cette victoire, il ne vit pas la reine se tenir debout; Le regard vide, une aura sombre autour d'elle et les avants bras recouverts de marques runiques sombres, semblables a celles de l'assassin. Le guerrier rit face a ce spectacle et brandit son épée avant de s'élancer vers la Celtar, au prise cette fois entièrement par l'esprit noir ayant prit possession de son corps presque dans son entièreté. Oui, car une infime part faisait encore barrage, et au lieu de lancer une première incantation, la reine ouvrit les bras et d'un coup, celle-ci sentit le tranchant de la lame du barbare la traverser, et lorsque le fer se retira de sa chaire, Niawen ferma les yeux et les ré-ouvrit aussitôt en dévisageant le général noir. Le tatouage de son dos, signe de ses multiples enfants se mit a briller de manière intense, et le doré de ses yeux se mit lui aussi a reluire avec force. A cet instant, l'envoyé de Slâneesh leva son épée et fut balayée par un flot d'énergie le balayant a l'autre bout de la grande salle.

Alors que le sang de la reine s'écoulait de l'épaisse plaie de son ventre, recouvrant ses mains et ses cheveux immaculés du liquide pourpre; Le flot de force l'entourant devint de plus en plus fort a mesure que le sang quittait sa chaire; Alors que la vie quittait son corps et s'effaçant petit a petit pour laisser la place a l'esprit maudit des Lluviel, la force de l'aura grandit et un flot immense balaya sur son passage toutes les créatures infernales ayant prit d'assaut la ville, suivit par un flot de lumière immaculée qui donnèrent étrangement courage a tout les Celtars présents et encore apte au combat. Aux portes éclatées de la ville, le chevalier du lys d'argent décrira plus tard, alors qu'il était mourant, que le flot de lueur ayant baigné son corps lui avait donné l'impression de lui rendre le courage perdu, et la force de se relever.

Lorsque tout fût terminé, des hurlements de victoires des Celtars encore debout et vivants retentirent après un léger silence; Et sous ce flot de hourra, nul a cet instant tous pensèrent que la reine avait reprit conscience et tous l'acclamèrent.

Belääm sortit des décombres, avec a ses cotés le corps sans vie du gerrier a moitié écrasé par les gravats. Blessés de part et d'autres, l'assassin se leva guidé par une sensation étrange et tituba vers le centre de la salle où gisait le corps de la reine au centre de son propre sang. Le métisse tomba lourdement a genoux et prit la souveraine contre lui, et sous ses yeux ne cachant aucune tristesse pour la première fois de sa longue vie, le tatouage de mère du dos de celle qu'il avait tant aimé disparut lentement, tendis que ses yeux encore ouverts semblèrent moins éclatants. Le maudit porta le corps de la défunte, se tenant au mur afin de ne pas la laisser tomber sous un coup de faiblesse; C'est le regard vide que la populace ayant fait une allée d'honneur en se pressant a l'escalier du palais purent le voir apparaître en tenant le corps inanimé de leur reine. Les acclamations se turent alors que Belääm descendit les escaliers brisés, ne prenant attention a ceux qui cherchaient a le soutenir et continuant sa marche vers les jardins. Ce qui devait être pour tous une allée d'honneur devint une procession funèbre, chacun d'eux suivant l'assassin en silence car aucun d'eux ne purent même verser une seule larme.

Au milieu de l'allée, le chevalier Al'deriel, se tenant sur son épée fit le salut militaire au passage de la reine et de celui qui avait a l'évidence, chercher a la sauver sans hésiter. Dans les jardins attendaient déjà quelques prêtresse de la déesse mère, l'assassin posa le corps de la souveraine avec délicatesse et sous les yeux de tous et toutes; La chevelure immaculée de celle-ci perdit de son éclat, ses yeux dorés perdirent de leur couleur pour devenir grisonné et son tatouage disparut cette fois totalement. Une lueur apparût a nouveau, et chaque Celtars présents perdirent a leur tour la couleur si significative de leurs yeux, sentant leurs liens avec l'énergie disparaître. La capitale n'était plus que ruine, le lien avec les énergies qui était si significatif de cette race se rompit de même que l'énergie et la magie avec qui ils étaient tous si relié disparut également de part tout les continents.

Le grand oracle avança d'un pas lent, se tenant la poitrine tout en s'appuyant sur son baton brisé, saluant la reine une dernière fois avant de rester silencieux tout en observant l'assassin. Ce même assassin qui jadis fût l'instrument de Slâneesh, recherché depuis de nombreuses années, traqué même, se voyait face au corps de la femme qui avait un jour décidé de lui offrir l'asile, avant de réussir a lui donner un autre sens a la vie en le libérant sans même le savoir de l'emprise du démon, et qui était a présent le père des descendants de la dernière dirigeants d'un peuple déjà tellement éteint. Le regard de ce vieil homme ne fût ni pitié, ni haine et encore moins mépris ou méfiance; C'était le regard d'un homme ayant de la compassion pour un autre. Le ton bas afin de laisser la foule se recueillir, le grand oracle s'adressa a l'assassin en ces termes.

"Bien que ce geste ne lave vos fautes, sachez qu'il faut avoir beaucoup de courage et être réellement relié a une personne pour souhaiter la rune de lien. Et bien que le destin de notre reine est scellé, sachez que tout un monde peut vous en être reconnaissant Belääm. Vous n'auriez pas put changer sa destinée, mais vous en avez ouvert une nouvelle"

Ce sont sur ces mots que l'assassin tourna des talons en silence, le regard toujours totalement vide et remarquant a peine les mains compatissantes se poser sur son épaule. Il ne remarqua même pas l'enfant se tenant auprès d'un cheval du Lys d'Argent le regardant passer sans dire un mot, observant simplement cet homme disparaître dans les vallées et laissant derrière lui un peuple entier en deuil. Ce garçon même qui racontera cette grande bataille et l'écrira, et le nom qui sera donné a l'assassin, ne sera autre que "Le lion blanc, il disparut devant mes yeux sans même se retourner. Mais malgré l'atmosphère funèbre, je suis sûr encore a ce jour d'avoir entendu au loin un hurlement; Non pas celui d'une bête, mais celui d'un homme blessé bien plus profondément que sa chaire"

La reine resta dans ses jardins, au creux d'une sépulture semblable a une glace épaisse et bien plus dure que n'importe quel métal et surtout résistant a n'importe quel climat. La princesse vivra dans le déni, souhaitant honorer la mémoire de sa mère et devenant princesse d'une capitale en ruine et d'un peuple affaiblit; Le prince Ashrääm ne sera pas revu, ont raconte qu'il rôde autour d'Adim'Elemmire et protège ces terres tout comme sa mère de la venue d'indésirables. Belääm ne sera jamais qu’aperçu, ont raconte qu'il vit en solitaire dans le désert et les ruines de Balauria, tout comme il n'aurait pas réellement changé. Les dragons retournèrent en leurs terres mais le conseil décida, bien malgré la décision du roi Siegfried de lever l'exile a ces créatures; Quand a Slâneesh, il disparut a nouveau, tout comme disparurent un conseiller Haut Elfe ainsi qu'un mage de bataille humain.

Anaïre peut désormais a nouveau reprendre son court et sa vie, une vie quelque peu en déséquilibre tandis que des bateaux prirent la mer a la recherche des elfes aquatiques, dont certaines sources affirmeraient que cette race étrange aurait une grand part de sang Celtar n'ayant pas disparu après la chute des anciens.



Qui veut atteindre la lumière du salut doit toujours passer par les ténèbres.
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